MATHAZINE

La revue de

l’institut de Mathologie- Pierre Gallais

Vous baragouinez *

on ne perçoit pas le long débat.

Tout est gris !

Ca nous fait une belle jambe  !

Ne soyez pas aigri, ouvrez la pièce jointe.

L’image est plus grande et vous percevrez toutes les finesses du paramétrage.

Avant toute chose nous revenons sur une question de vocabulaire : Nous nommerons surface enveloppante notre paramètrage… (la résille dans cet exemple) et surface enveloppable la surface basique. Notre étude portera son attention sur les surfaces enveloppantes même si nous ne sommes pas indifférents aux surfaces qu’elles enveloppent.

Notre hypothèse (conjecture avions nous noté dans le numéro précédent) est que trés souvent nous sommes insensibles devant une surface basique (enveloppable) car il nous manque la structure mathématique (le fil conducteur) qui nous permette d’extraire l’information… ce que nous fournit le bon paramétrage (la bonne surface enveloppante).

En observant les images des différents paramétrages vous observez que certains soulignent certains volumes et en atténuent d’autres.

La topologie fait un grand usage du lacet pour caractériser, distinguer les surfaces. Posez un lacet fermé sur votre surface,… nous sommes dans la mathologie : le lacet adhère à la surface mais peut glisser sans frottement. Essayez ensuite de réduire à rien cette boucle… Si a chaque fois vous réussissez : vous êtes sur une surface topologiquement identique à une sphère. Si parfois vous n’arrivez pas à réduire à rien … peut-être, est-ce un tore.  Ne cherchez pas à étrangler la surface que vous avez entre les mains ! Les lois de la mathologie et de la topologie l’interdisent. L’opération doit se faire en douceur, si ça accroche, n’insistez pas. Sans doute y a-t-il quelque point singuler… comme le sommet d’un cône (par exemple)….. …. Après … ça se corse !

A suivre…

Notes :

            * Baragouin, Baragouinage  viennent du breton bara (le pain) et gwin (le vin). Le bretons venus chercher du travail à Paris (fin 19ème ou début 20ème) ne parlaient pas bien français, voire pas du tout, et s’exprimaient comme ils pouvaient. On se moquait d’eux en disant : « Qu’est ce que vous baragouinez ? » alors qu’ils cherchaient à se nourrir. L’expression est restée… avec une note péjorative.