MATHAZINE
La revue de
l’institut de Mathologie- Pierre Gallais
 
Méfiez vous des contrefaçons
on s’expose à ce genre d’erreur
qui met les matheurs dans l’embarras.
Exigez des Ready Maths !
Avant de nous immerger dans l’abstraction, nous nous permettons de vous présenter le genre d’erreur ( image ci-dessus) que l’on peut rencontrer et dont l’élucidation n’est pas évidente. Tant que nous sommes restés dans le bas tout était correct. Dés lors que nous avons décidé de prolonger nous fûmes troublés. Le trouble ne venait pas de ce que la surface enveloppante ne colla pas tout à fait à la surface enveloppable. L’objet qui se présentait à notre observation étant un objet réel, nous admettons une légère approximation avec l’objet pur. Cependant, il est des cohérences que tout ready math doit respecter. Par exemple : la « symétrie », lorsque celle-ci s’impose. Hors ce que nous avions sous les yeux, et que vous pouvez observer dans l’image épurée ci-dessus, ne respecte pas la « symétrie » *. Comme tout était confus dans cette zone de l’image il ne fut pas aisé de mettre le doigt sur la cause de cette erreur ; d’autant plus délicat que nous n’avions aucune idée du résultat que nous devions attendre. Après nous être bien emmêles dans tous ces fils que nous tentions de dénouer et replacer correctement, nous sommes enfin arrivés à la conclusion et correction que vous trouvez dans l’image ci-dessous.
Au point de convergence des lignes grasses nous avons un « point singulier ». En ce point de la surface enveloppante ** la singularité du maillage est d’ordre -1. Nous avons l’image d’une surface où se concentre une courbure négative de 360°. Ceci n’est vrai que pour la surface enveloppante car pour ce qui est de la surface enveloppable… en cet endroit les choses se compliquent terriblement. En ce point singulier le peintre Gustave Courbet plaçait l’origine du monde ! Aurait-il eu quelque intuition (bien avant la théorie scientifique) de quelque Big Bang qui concentra toute la courbure de l’univers ? Nous invitons ceux qui ne connaîtraient pas ce tableau : « l’origine du monde », à frapper ces quelques mots sur le moteur de recherche Google par exemple. Il est présent sur nombre de sites et est exposé également au musée d’Orsay à Paris.
Nombre d’objets du commerce imitent les ready maths… méfiez vous. Ayez le réflexe mathologique… vous vous éviterez des désagréments ainsi qu’aux matheurs.
A suivre…
Notes :
            *  La « symétrie  » ici correspond à une symétrie plan : le plan qui sépare le corps en deux  (gauche et droite). A cause de la projection conique que représente toute photographie il ne faut pas s’attendre à une symétrie de l’image. Mais certaines caractéristiques de tout objet symétrique doivent demeurer même en photo ! 
               ** il existe différentes sortes de surfaces enveloppantes qui approchent de plus ou moins près la surface enveloppable. Certaines, que l’on trouve également dans le commerce, ignorent la singularité. On peut réduire celles ci à deux cônes qui s’intersectent. Fort heureusement la matière qui constitue les collants (qui ne collent vraiment pas à cet endroit) évite que le bas blesse, mais un désagrément (ne serait-ce que théorique) demeure !
                    On doit distinguer dans la catégorie des surfaces enveloppantes le « collant » du « moulant ». Le « collant » épouse la surface enveloppable sans la contraindre, alors que le « moulant » possède une rigidité et impose en partie sa forme à la surface qu’il enveloppe. Le « moulant » nécessite une étude plus poussée si nous ne voulons pas nous exposer à des formes disgracieuses, genre faux plis… ou bien incompatibles. Pensez aux armures médiévales ! 
 
Ndla :
            A l’heure où nous envoyons ce numéro nous doutons de la valeur de cette singularité et de ce qui tourne autour. Il est trop tard !… ça partira ainsi. Nous sommes allés un peu trop vite en besogne. Nous aurons l’occasion de revenir sur ce problème d’ici quelques numéros. Ainsi va la recherche… on croit tenir le bon bout et le doute s’installe. Il faut prendre un peu de recul.